En Estrie comme dans plusieurs régions du Québec, les pharmaciens suivent de très près l’évolution du projet de loi 15. Adoptée en décembre 2023, cette loi a mené à une importante réorganisation du système de santé, notamment avec la mise en place de Santé Québec.

Mais depuis quelques jours, c’est un amendement précis à cette loi qui retient l’attention. Il a été proposé le 26 mars dernier par Québec solidaire, en commission parlementaire et pourrait être adopté dès demain.

L’amendement donnerait au gouvernement le pouvoir de plafonner les honoraires que les pharmaciens facturent aux assureurs privés pour les médicaments prescrits.

Damien Rodriguez, pharmacien propriétaire à Waterloo affirme que c’est cette marge du privé qui leur permet d’offrir depuis des décennies, souvent sans facturation supplémentaire, le temps professionnel nécessaire pour gérer une crise d’asthme ou ajuster un traitement pour le diabète par exemple.

Il s’inquiète surtout des répercussions possibles sur les services offerts à la population. Cet amendement représenterait, selon lui, une perte d’un 1/3 de ses revenus par année.

Il souhaite en terminant donc que les impacts régionaux soient pris en compte dans la suite du processus.