À Québec, le ministre des Finances Eric Girard s’apprête à déposer cet après‑midi un budget 2026‑2027 qu’il promet sobre et responsable, malgré un contexte économique particulièrement difficile et une course à la chefferie toujours en cours à la CAQ.
Le gouvernement doit composer avec une économie en ralentissement : l’inflation pèse lourd sur les ménages, les tarifs américains freinent les exportations québécoises et les prix du carburant continuent de grimper. Résultat : l’appauvrissement se fait sentir et le chômage a bondi à 5,9 % en février, une hausse marquée surtout chez les jeunes.
La croissance prévue pour 2026 sera d’à peine 0,9 %, la plus faible au pays. Québec dispose donc de très peu de marge de manœuvre et mise déjà sur certaines hausses de taxes, notamment sur les assurances, pour maintenir le cap vers l’équilibre budgétaire.
Malgré un déficit de 12,4 milliards de dollars, Eric Girard affirme maintenir l’objectif d’un retour à l’équilibre en 2030, tout en finançant des services publics à bout de souffle et d’importants investissements en infrastructures et en logement.
Ce budget, le dernier avant les élections d’octobre, est déposé dans un climat de fin de mandat : la CAQ est affaiblie dans les sondages et plusieurs ministres ont annoncé leur départ, alors que le parti se prépare à accueillir un nouveau chef en avril.