Dans le cadre de la 38e Semaine québécoise de la déficience intellectuelle, dont le thème cette année est « C’est quoi le plan? », l’organisation souhaite principalement interpeller le gouvernement sur le manque d’accès aux services essentiels, une problématique déplorée depuis longtemps par la SQDI.
Laure Waridel, éco‑sociologue et porte‑parole de la Semaine dans la région de l’Estrie, est directement touchée par cet enjeu. Mme Waridel est la mère d’Alphée, qui vit avec le syndrome de Smith‑Lemli‑Opitz, une maladie rare entraînant une déficience intellectuelle.
Sa fille, aujourd’hui âgée de 21 ans, se retrouve désormais confrontée au « trou de service » qui affecte les personnes ayant une déficience intellectuelle lorsqu’elles atteignent l’âge adulte. Mme Waridel souligne toutefois que les lacunes dans les services se font sentir bien avant cette étape.
Dans une lettre publiée récemment dans Le Journal de Québec et intitulée « Les oubliés des oubliés », elle critique notamment le fonctionnement des plateaux de travail, une option offerte aux personnes de plus de 21 ans et qui leur permet de travailler sous supervision… pour seulement 8 $ à 10 $ par jour. Cette réalité propre au Québec a d’ailleurs été dénoncée en 2023 par le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines d’esclavage, rappelle-t-elle dans sa lettre.
Afin de contribuer à combler ce trou de service, Laure Waridel travaille présentement à la création d’un projet baptisé Le Jardin des possibles.
Elle explique la démarche.
Pour celles et ceux qui souhaitent participer aux activités de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle, des événements sont organisés partout au Québec par les organismes membres de la SQDI tout au long de la semaine.
Tous les détails sont disponibles au sqdi.ca/lasemaine.