Soutenu par ses partenaires de l’Estrie, qui se sont mobilisés en début de semaine devant le Centre communautaire Richard‑Goulet, c’est maintenant la cellule locale du mouvement « Le communautaire à boutte » qui exprime son indignation face au budget déposé par le gouvernement du Québec.

Les organismes jugent inacceptable le rehaussement national de 20 M$ accordé pour la mission globale, une somme qui représente à peine 6 000 $ par organisme.

Cédric Champagne, représentant média local pour Le communautaire à boutte et directeur de l’organisme Entrée chez soi Brome‑Missisquoi, ne mâche pas ses mots. Il qualifie le budget provincial « d’insulte » alors que, dit‑il, leurs « équipes sont épuisées et la demande explose ».

Cette réaction rejoint celle de Nicolas Luppens, directeur général de la Corporation de développement communautaire (CDC) de la Haute‑Yamaska. En entrevue au Service de nouvelles de M105, il avait affirmé que ce budget offrait « d’autant plus de raisons aux citoyens de se mobiliser ».

Face à ces critiques, les organismes de la région annoncent qu’ils se joindront au mouvement national de grève et d’actions, prévu du 23 mars au 2 avril, aux côtés de milliers de travailleuses et travailleurs du milieu communautaire. Leur revendication est claire : un financement accru de 2,6 G$.

Le point culminant de la mobilisation en Estrie aura lieu le vendredi 27 mars, à Sherbrooke.