Des slogans scandés et des sons de clochettes retentissaient sur la rue Saint‑Antoine devant le Centre communautaire Richard‑Goule plus tôt lundi.
La source ? Des dizaines d’organismes communautaires étaient présents pour lancer les deux semaines de grève et de mobilisation dans le cadre du mouvement Le communautaire à boutte.
Du 23 mars au 2 avril, des milliers de travailleuses et travailleurs seront en grève partout au Québec avec des revendications bien claires, notamment un financement accru de 2,6 G$.
Nicolas Luppens, directeur général de la Corporation de développement communautaire (CDC) de la Haute‑Yamaska, était présent. Le budget déposé la semaine dernière donne d’autant plus de raisons aux citoyens de se mobiliser, souligne-t-il.
Parmi leurs demandes, le milieu communautaire québécois appelle à de meilleures conditions de travail pour les gens du milieu et la fin du financement précaire.
Actuellement, le financement à la mission ne couvre en moyenne que 37 % des dépenses totales d’un organisme, ce qui accentue l’instabilité du réseau, souligne le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ‑ACA).
Pour ce qui est de leurs objectifs à plus court terme, M. Luppens répond rapidement.
La Cellule locale du Communautaire à boutte a récemment été créée en Haute‑Yamaska et comprend douze organismes communautaires de la région qui soutiennent le mouvement.
Une deuxième vague de manifestations pourrait également avoir lieu à l’automne prochain, toujours selon M. Luppens.
D’ici-là, un second rassemblement local se tiendra à Granby, devant le bureau du député François Bonnardel, le 30 mars entre 10 h et midi, tandis qu’une marche régionale se tiendra à Sherbrooke le 27 mars. La mobilisation culminera le 2 avril à Québec, devant l’Assemblée nationale.