En Estrie, le bilan 2026 de la Direction de la protection de la jeunesse révèle une situation préoccupante.

Près d’un signalement sur deux concerne des cas de violence, tandis que 30 % touchent la négligence ou un risque sérieux de négligence.

Malgré une légère baisse de 1,8 % des signalements dans la région, la DPJ fait face à un important manque de personnel, avec un déficit d’environ 90 intervenants.

Les délais de prise en charge se sont toutefois améliorés, passant de 100 à 50 jours, bien que l’objectif demeure fixé à 21 jours.

Selon la directrice par intérim, Manon Marcotte, les jeunes vivent sous une forte pression liée notamment aux réseaux sociaux et aux difficultés économiques.

Elle souligne que de nombreux adolescents souffrent d’anxiété et de détresse.

Le rapport soulève une question centrale : les enfants sont-ils toujours une priorité dans notre société ?