Dans une lettre ouverte publiée mercredi, le président de la Chambre de commerce et d’industrie de la Haute-Yamaksa, Jean‑François Arsenault, dénonce qu’une employée de l’organisation, Kenza Ait ElGhari, doit quitter le pays dès aujourd’hui en raison d’une technicalité administrative.

Sa demande de résidence permanente a été refusée parce qu’Ottawa réclamait la copie originale en arabe de son certificat de mariage plutôt qu’une traduction officielle en français.

Son dossier a été fermé sans avis préalable ni possibilité d’appel et Kenza doit quitter le pays pour retourner au Maroc dès aujourd’hui.

En entrevue avec le Service de nouvelles de M105, Kenza explique vivre depuis six ans dans une « boucle infernale » de démarches d’immigration.

Arrivée du Maroc en 2021 avec son mari sous permis d’études, puis admissible au permis de travail, elle doit renouveler ses documents tous les deux ans. Elle avait aussi entamé des démarches au provincial, notamment en vue du Programme de l’expérience québécoise avant son abolition.

Depuis l’annonce de son départ, les messages de soutien se multiplient, dont celui de la mairesse de Granby, qui rappelle que Kenza est pleinement intégrée, engagée et active dans la communauté, et que des décisions aussi lourdes devraient tenir compte de l’impact humain. Kenza devrait prendre la route vers le Maroc dans les prochaines heures.