La Ville de Farnham a décidé de faire échantillonner des bios solides issus de son usine d’épuration des eaux après qu’une première analyse de caractérisation a récemment révélé une concentration de PFAS supérieure aux seuils permis pour le recyclage agricole.
Des dispositions du nouveau Code de gestion des matières résiduelles fertilisantes (CGMRF) du gouvernement du Québec entreront en vigueur le 1er novembre prochain.
Ce code introduira des seuils préventifs stricts visant à limiter l’accumulation de certains contaminants, dont les PFAS dans les sols agricoles et l’environnement.
On retrouve ces substances dans divers produits comme les textiles imperméables, les emballages alimentaires, les mousses anti-incendie, les cosmétiques et les produits d’hygiène.
Notons que les nouvelles normes établies par le CGMRF ne visent pas à signaler un danger immédiat pour la santé, mais plutôt à déclencher des investigations sur les sources potentielles de contamination lorsque les seuils préventifs sont dépassés.
Plusieurs analyses seront réalisées par un laboratoire spécialisé dans les prochaines semaines afin de confirmer le résultat et éliminer l’hypothèse de contamination du premier échantillon.
À moyen terme, Farnham souhaite entreprendre une démarche de traçabilité des sources potentielles de contamination dans son réseau d’égout pour identifier les origines des substances problématiques.