Une enquête de Radio-Canada révèle que certaines usines à chiots auraient adopté un nouveau modèle d’affaires pour contourner les règles encadrant l’élevage canin au Québec.

Selon le reportage, des éleveurs confieraient des femelles reproductrices à des familles d’accueil, qui assument les frais d’entretien de l’animal pendant que l’éleveur conserve les revenus tirés de la vente des chiots.

L’enquête s’intéresse notamment au cas d’une famille ayant accueilli une chienne dans le cadre d’un contrat avec l’éleveur Derek Gibbs, qui se situerait à Waterloo.

Des experts en bien-être animal soutiennent que ce système s’apparente à une nouvelle forme d’usine à chiots, qu’on appelle Usine à chiot 2.0.

Ils dénoncent la reproduction à un jeune âge et la séparation précoce des chiots de leur mère. Qui sont des actes illégaux selon le ministère.

Radio-Canada rapporte également que 48 chiots auraient été mis en vente en neuf mois, ce qui représenterait des revenus potentiels d’environ 120 000 $.

L’éleveur visé rejette toutefois les allégations et affirme que ses chiens sont élevés dans des familles plutôt que dans une usine à chiots. Par ailleurs, les comptes sur les réseaux sociaux ainsi que le site Web associés à M. Gibbs étaient inaccessibles au moment de nos vérifications.