La Fédération des agricultrices du Québec tire la sonnette d’alarme concernant ce qu’elle qualifie de « travail invisible » réalisé par les agricultrices de la province.

Selon l’organisme, ce travail, essentiel au fonctionnement des entreprises agricoles, incombe encore trop souvent aux femmes. Celles-ci effectuent en moyenne 46 heures de tâches non rémunérées ou faiblement rémunérées chaque semaine, un fardeau qui s’ajoute à leurs responsabilités quotidiennes.

La présidente de la Fédération, Véronique Guizier, productrice maraîchère à Magog, déplore cette réalité et insiste sur la nécessité de mieux reconnaître l’apport des agricultrices.

D’après un sondage Léger réalisé en collaboration avec l’agence Prospek, 90 % des agricultrices du Québec vivent avec une charge mentale élevée.

L’enquête révèle également qu’elles assument en moyenne cinq fonctions dans leur entreprise, principalement en gestion, en finances et en production.

Mme Guizier souligne qu’un réseau de soutien est essentiel pour diminuer la charge mentale.

En Estrie seulement, on dénombre 2 775 fermes, et l’Union des producteurs agricoles (UPA-Estrie) représente près de 4 942 producteurs et productrices agricoles dans la région.

Pour connaître les ateliers et conférences offerts par la Fédération des agricultrices du Québec, consulter le site agricultrices.com.