Plus tôt ce mois‑ci au Collège du Mont‑Sacré‑Cœur, des événements mettant en lumière l’importance d’une formation adéquate en premiers soins ont eu lieu.

Julien Rousseau, élève de l’établissement, a sauvé la vie de son ami Raphaël Cummings, victime d’une réaction allergique. Grâce aux connaissances acquises lors de sa formation en premiers soins, Julien a rapidement administré un EpiPen, gagnant ainsi du temps en attendant l’arrivée des paramédics.

Julien avait suivi une formation standardisée à l’échelle provinciale dans le but de devenir sauveteur, une formation qui était autrefois subventionnée par le gouvernement du Québec, lui permettant d’y accéder gratuitement.

Il s’agissait du Programme d’aide financière pour la gratuité de la formation des surveillants‑sauveteurs et des moniteurs aquatiques. Ce programme, qui rendait gratuites ou fortement subventionnées des formations comme le Sauveteur national, n’a toutefois pas été reconduit à compter de 2026, entraînant un retour des coûts complets pour les participants. Une situation qui soulève des préoccupations quant au recrutement et à la formation de la main‑d’œuvre aquatique.

Selon Simon Lavery‑Lebeau, professeur d’éducation physique au Collège du Mont Sacré‑Cœur, la formation de base offerte aux élèves de 3e secondaire, axée principalement sur la réanimation cardiorespiratoire et l’utilisation d’un défibrillateur, ne permettrait pas d’intervenir efficacement dans une situation comme celle vécue par Julien et Raphaël.

L’établissement offre donc, dans certains parcours scolaires, la possibilité de suivre une formation certifiée par la Croix‑Rouge, que M. Lavery‑Lebeau estime essentielle et qui, selon lui, devrait être accessible à l’ensemble des élèves. Il administre d’ailleurs lui‑même cette formation à certains élèves de 4e et 5e secondaire, similaire à celle suivie par Julien.

Pour Raphaël, le fait que son ami ait reçu cette formation a fait toute la différence. Il témoigne d’ailleurs de la manière dont il a vécu cet événement.