Même s’ils sont gratuits, les services de réadaptation sont peu utilisés par les personnes aux prises avec une dépendance au jeu au Québec.
Une étude à laquelle ont participé l’Université McGill et le Centre de recherche Douglas révèle que les personnes suivies ont assisté en moyenne à moins de deux séances de traitement entre 2009 et 2022.
Les données analysées proviennent des dossiers médicaux de 14 centres de réadaptation spécialisés en dépendance au Québec.
Selon la chercheuse Marie-Josée Fleury, il s’agit d’une cohorte clinique vulnérable, souvent touchée par d’autres problèmes de santé ou difficultés sociales.
Parmi les personnes ayant demandé de l’aide, environ 42 % ont été admises à plus d’une reprise dans les services.
La croissance des jeux en ligne, notamment les paris sportifs, accentue les risques, puisque l’accès est facile, discret et disponible en tout temps.
À Granby, le Centre de réadaptation en dépendance offre des services pour les problèmes d’alcool, de drogues, de jeu pathologique et d’utilisation problématique d’Internet et des écrans.
On y propose notamment l’accueil, l’évaluation, l’orientation, la réadaptation externe ou avec hébergement, le soutien à la désintoxication, la réinsertion sociale et l’aide à l’entourage.
Les services sont offerts aux jeunes et aux adultes, en français et en anglais; on peut joindre le centre au 450 375-0022.
Centre de réadaptation en dépendance de Granby, Le Virage.