Le groupe de défense des droits en santé mentale PRO‑DEF ESTRIE était jeudi matin aux bureaux des ministres François Bonnardel et Isabelle Charest. L’organisme veut les interpeller au sujet de la garde forcée en établissement prévue par la Loi sur la protection des personnes dont l’état mental présente un danger pour elles-mêmes ou pour autrui.
Cette loi fait actuellement l’objet d’un projet de réforme visant à en assouplir l’application, une orientation qui inquiète PRO‑DEF ESTRIE. Rappelons que la P‑38 est utilisée plus de 20 000 fois par an au Québec et que la majorité des demandes sont approuvées par les tribunaux.
Selon les groupes de défense de droits, le véritable enjeu n’est pas la loi, mais le manque de ressources pour offrir des services volontaires et un accompagnement humain.
Un durcissement qui toucherait ainsi surtout les personnes marginalisées rappelle le groupe.